 On ne résistera pas à l'anecdote historique mais fantaisiste selon laquelle Henri IV bientôt roi aurait annoncé " La reine Margot nous a donné un prince, en trois coups de cul, hier, à Pau". L'explication proviendrait plus pragmatiquement des qualités moins grivoises de la cuiller (ou cuillère) à pot. La cuiller à pot était une sorte de grosse louche. Le contenu qu'elle pouvait déverser permettait de vider le pot en question rapidement et sans risque de perdre une goutte du précieux mets. Ainsi se serait imposée l'idée de facilité et de célérité, le tout peut-être renforcé par la connotation de "chance" que revêt le terme "pot". Une version plus guérrière nous a toutefois été suggérée par l'un de nos lecteurs, que nous remercions de participer à l'instruction de tous : Dans la marine à voile, la coquille du sabre d'abordage, qui protège la main de la lame adverse, rappelait par son aspect la cuiller à pot de nos cuisines. Par extension, ce sabre fut surnommé la cuiller à pot. Muni d'une lame forte, courte et presque droite, utilisé aussi dans les duels, il permettait de régler le combat ... en deux ou trois coups.
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