 Un peu d'histoire... Les crachoirs ne sont plus très utilisés, du moins en France, hormis chez les dentistes ou en oenologie par exemple, où ils restent un outil incontournable, mais ils étaient autrefois très répandus : on les trouvait dans les cafés, chez les coiffeurs, et même dans les transports en commun. Et bien évidemment chez les particuliers. Ces récipients parfois très artistiques ont vu le jour au début des années 1890, suite aux premières lois interdisant aux citoyens de cracher, en raison de la prolifération de germes contagieux dans la salive. A l'époque, les crachoirs des classes aisées étaient emplis de solutions antiseptiques - souvent toxiques - tandis que les crachoirs publics, par souci d'économie, ne contenaient que du sable, de la sciure de bois ou des cendres...
Mais l'hygiénisme n'a rien à voir avec notre expression... L'idée véhiculée par l'image du crachoir est celle d'une personne qui, ne cessant de parler, utilise beaucoup de salive... au point qu'on serait peut-être tenté de lui offrir un crachoir pour lui permettre d'être plus à l'aise pour s'exprimer... Une personne qui tient le crachoir est donc une personne très bavarde, véritable moulin à paroles... Tenir le crachoir à quelqu'un, à l'inverse, c'est converser avec quelqu'un qui parle beaucoup, et qui ne vous laisse pas trop le loisir d'en placer une... en clair, être la victime d'une personne atteinte de logorrhée !
|